Le Point : Comprenez-vous que l'on puisse, comme Mourad Ghazli, secrétaire national du parti radical valoisien, ne plus vouloir louer à des populations d'origine
africaine ?
Maurice Aeschlimann : Décider à partir de critères raciaux de ne pas louer son logement est déplorable. A partir d'un ou deux cas, on ne peut pas généraliser à
toute une population.
Que pensez-vous du « testing » du Premier ministre ?
C'est une réponse parmi d'autres. C'est visiblement indispensable, mais il n'est pas sûr que cela s'avère efficace. La peur du gendarme est nécessaire, mais il faut aussi
remotiver les propriétaires en faisant respecter leurs droits quand ils sont confrontés à des locataires insolvables ou en surnombre.
Faut-il mettre en place une discrimination positive avec l'instauration de quotas ?
Oui, mais il faut d'abord connaître le profil des victimes de discrimination au logement. Actuellement, on manque d'informations. Dès que l'on fait référence à une origine ethnique, tout le monde s'excite. Par exemple, sur les
formulaires d'attribution des logements sociaux, on n'a pas le droit de mentionner le pays de naissance. On est dans le politiquement correct, du coup on reste dans le non-dit.
Il faudrait intégrer le critère de l'origine dans les enquêtes sur l'accès au logement. A compétence égale, j'essaie, à Asnières, de pratiquer cette discrimination positive pour le recrutement des employés municipaux. Il serait aussi
envisageable de le faire pour l'accès au logement, à condition que les associations ne me tombent pas sur le dos. Ni les parlementaires ni les gouvernants n'ont jamais été actifs à ce sujet.
Depuis trente ans, tout le monde se trompe.
La création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations vous paraît-elle être une réponse adaptée ?
Le principe est bon. Elle pourra accroître la visibilité sur les discriminations. Reste à voir si cela génère des changements d'attitude. On l'a saisie sur certains cas
pour juger de son efficacité
Propos recueillis par J.-M. D., C. L. et O. R.
Vous avez bien lu ?
MAURICE AESCHLIMANN c'est le Point qui l'écrit c'est pas moi !!!
En effet tout le monde s'excite comme la brigade financière qui enquéte sur des fichiers.
Manolo essaie à Asnieres de pratiquer la discrimination positive dans sa mairie
Voila deux ans que cet article est paru.
Aujourd'hui, une seule question, sur les 1400 agents de la mairie
"A compétence égale", dites-vous, Monsieur AESCHLIMANN, combien y a t-il DE JEUNES OU MOINS JEUNES ISSUS DES QUARTIERS à des postes de
Directeurs Général Adjoint ou d'agents de Catégorie A à Asnières ?
Selon mes sources 0000
S'il y en a 0, Manolo considère donc que cette population n'a pas les compétences.
Si l'on intègre le critère ethnique dans l'attribution des logements, alors tout est
permit.
Joli bilan Mr le Maire.