
Un médecin soupçonné de viol se suicide au commissariat d'Asnières
ASNIERES-SUR-SEINE (AFP) — Un médecin de 60 ans, accusé de viol par une patiente, s'est suicidé avec une arme à feu jeudi matin dans les locaux du commissariat d'Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où il était convoqué pour être placé en garde à vue.
Le médecin généraliste, domicilié dans la ville voisine de Colombes mais qui exerçait à Asnières-sur-Seine, s'est tiré une balle dans le coeur alors qu'il se trouvait dans les toilettes du commissariat, selon des sources policières et judiciaires.
"Au moment où il a été informé qu'il allait être placé en garde à vue, il a demandé à aller aux toilettes en disant souffrir d'une gastro-entérite", a déclaré une source policière.
"L'officier de police judiciaire l'a accompagné, tout en lui laissant une part d'intimité. C'est là qu'il s'est tiré dans le coeur avec un petit calibre", en disant "c'est pour l'honneur", a poursuivi cette source.
L'arme, un pistolet Smith et Wesson de calibre 32, n'avait pas été détectée, le commissariat d'Asnières-sur-Seine n'étant pas doté de portique de sécurité.
L'homme n'avait pas non plus été fouillé. Selon des sources policières et judiciaires, la "fouille à corps" aurait dû avoir lieu au moment du début de la garde à vue.
Or, lorsque l'homme a demandé à aller aux toilettes, il savait qu'il allait être placé en garde à vue, mais celle-ci ne lui avait pas été "juridiquement notifiée", ont expliqué ces sources pour défendre le travail des policiers.
Arrivé sur place dans la matinée, le procureur de Nanterre Philippe Courroye a déclaré à des journalistes qu'une "enquête confiée à l'IGS (la police des polices)" était "en cours", mais que "cela ne (préjugeait) en aucun cas d'une quelconque faute".
Le médecin, "qui n'avait pas une grosse clientèle" selon un enquêteur, avait déjà été placé en garde à vue en juillet 2006, à la suite d'une plainte d'une patiente qui l'accusait de lui avoir administré des produits pour la mettre sous influence et la violer.
Après cette première garde à vue, durant laquelle le médecin, sans antécédent judiciaire, avait nié les faits, une enquête préliminaire avait été ouverte. Une expertise toxicologique avait été effectuée sur la patiente et sur un produit trouvé en possession du médecin.
Selon une source judiciaire, les résultats "semblaient corroborer la plainte" et c'est sur la base de ces nouveaux éléments que l'homme avait été convoqué au commissariat mercredi.
Il n'avait pas répondu à la convocation, mais s'est déplacé jeudi matin après avoir été contacté au téléphone par un officier de police judiciaire.
Selon une source policière, le médecin était marié mais en instance de divorce, et vivait avec sa mère, une nonagénaire qui "faisait office de secrétaire" à son cabinet.










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l'opposition républicaine se mobilisent demain samedi 2 février pour soutenir M. Haddaoui expulsé et sa famille restée en France à Asnières. M. Haddaoui doit retrouver sa famille. C'est
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