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NANTERRE, 20 nov 2007 (AFP) - Diffamation: le maire UMP d'Asnières relaxé, son 1er adjoint condamné Le tribunal de Nanterre a relaxé mardi le député-maire UMP d'Asnières (Hauts-de-Seine), Manuel Aeschlimann, du délit de diffamation à l'encontre d'une réalisatrice TV, mais il a condamné son premier adjoint Charles Caillet. Charles Caillet, adjoint au maire délégué notamment à la communication, a été condamné à 3.000 euros d'amende. Il devra verser 5.000 euros de dommages et intérêts et 4.000 euros de frais de procédure à la réalisatrice Marion Sarraut pour diffamation publique, selon le jugement prononcé par la 14e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Nanterre. La diffamation n'a pas été jugée établie pour M. Aeschlimann. La plainte de Mme Sarraut entrait dans le cadre du conflit qui oppose la mairie à la fondation Ostad Elahi, implantée à Asnières, et soupçonnée par la municipalité UMP de dérives sectaires. En mars 2007, la mairie avait fait distribuer aux Asniérois 40.000 exemplaires d'un dépliant de quatre pages sur cette fondation, placée sous observation par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Le dépliant, titré "La Miviludes donne raison à la mairie d'Asnières", désignait nommément des associations et des personnes, dont Mme Sarraut, comme faisant partie de la "nébuleuse", terme utilisé par la Miviludes. M. Caillet y donnait aussi une interview où il justifiait la détermination de la mairie en évoquant les "+ateliers éthiques+ pour des enfants de 4 à 10 ans, avec des +pédagogues+", organisés par la fondation. Pour l'avocat de Mme Sarraut, Me Charrière-Bournazel, la phrase insinuait que la fondation était "un repaire de pédophiles en mal de crimes". Le parquet avait jugé la plainte de Mme Sarraut irrecevable, en estimant qu'elle ne représentait pas la fondation, une ligne que le tribunal n'a pas suivie. L'avocate de M. Caillet, Me Michèle Brault, a affirmé qu'elle ferait appel. Confirmant cet appel, la mairie d'Asnières a estimé dans un communiqué que le tribunal n'a "nullement remis en cause le rapport de la Milivudes. C'est à nos yeux, le plus important à retenir". "Pour le reste, l'appel de Charles Caillet permettra de démontrer que son écrit ne visait pas la personne de Marion Sarraut, mais bien la nébuleuse dont elle n'est qu'un membre parmi tant d'autres", écrit aussi la mairie.
Dans ses observations sur la fondation Elahi, la Miviludes avait considéré qu'"en dépit (...) de nombreux éléments constitutifs de dérives sectaires, on ne peut pour
autant déclarer que l'on est confronté à une organisation sectaire, faute de signalements de victimes clairement identifiées, de dommages aux familles ou de prosélytisme
caractérisé". |
