


Du jamais vu. Je suis particulièrement choqué par l'incident dont j'ai été victime ce matin. Je distribuais des tracts dans les boites à lettres (je mets
aussi la main à la pâte) avec un de mes co-listiers dans le quartier de la gare.
Devant le 4, avenue de la Marne, nous avons affaire à 4 militants UMP, dont 3 sont employés municipaux (certainement en congés ou en RTT !....) qui distribuaient les fameuses enveloppes avec le
DVD du Maire sortant. En sortant de cet immeuble, je sors mon portable pour regarder quelque chose. Les 4 gros bras débarquent en croyant que je les avais pris en photo...
Malgré mes affirmations, un des militants du Maire m'arrache avec violence mon portable pour extraire la carte SIM qui contient des données confidentielles. Et il s'en va en courant. J'ai déposé
une plainte pour vol avec violence au commissariat d'Asnières.
Mais le comble dans cette histoire, c'est que le Maire que j'avais prévenu a contacté la presse, pour anticiper cette affaire très délicate pour lui, en racontant que tout ceci était
complètement faux et que je ne faisais que de harceler les militants en les prenant en photo.
Qui peut croire que candidat à la fonction de Maire, conseiller régional d'Ile-de-France et président des élus socialistes d'Asnières, j'aurai inventé toute cette histoire, que je passe mon temps
à prendre des photos des militants. Ce n'est pas crédible et ce n'est pas sérieux.
C'est un vol et c'est grave.
C'est d'autant plus grave que ma carte SIM contient des données confidentielles et qu'elles ont été pendant plusieurs heures (jusqu'à ce que je fasse opposition) aux mains d'un militant
UMP...
J'irai jusqu'au bout de ma plainte.
Asnières doit continuer à faire partie de la République.
Cela me fait penser à l'affaire BENTEBRA Mohamed...
Est ce que le ou les employés qui ont agréssé et volé la carte sim du candidat socialiste seront traduit en conseil de discilpine par Mr AESCHLIMANN ???
Après la décision du Conseil de discipline de n’infliger aucune sanction à notre collègue Mohamed BENTEBRA au regard de la demande de la Ville d'Asnières-sur-Seine, l’Administration avait cependant jugé bon de le punir par 6 mois de mise à pied sans salaire.
Suite à son recours, la séance du Conseil de discipline de recours s’est réunie le 5 février 2008, avec, pour représentants de la Ville d'Asnières-sur-Seine tout un aréopage : Monsieur le Député-Maire (qui n’a jamais voulu recevoir notre syndicat pour des questions aussi sérieuses que le harcèlement moral dans certains services), de Monsieur le Directeur Général des Services, du Maire adjoint à la Police Municipale, d’un Maire adjoint supplémentaire et des agents municipaux, dont les responsables de la D.R.H.
Notre collègue était entouré de 3 témoins, de l’ex-Directeur de cabinet et ami du Député-Maire et d’un élu CGT.
Le conseil a prononcé une sanction du 1er degré : avertissement pour manquement au devoir de réserve (dans un cadre politique). L’Administration devra donc rembourser ses 6 mois de salaire à notre collègue, qui reprend ses fonctions.
Nous nous sommes réjouis de revoir Monsieur le Député-Maire, dont les rencontres aseptisées avec les agents n’avaient guère donné de suites. S’il ne trouve jamais une minute pour assister à un C.T.P., il a réussi à bloquer un créneau de 3 heures (non inclus le temps de déplacement) pour peser de sa présence à l’encontre d’un fonctionnaire.
La Police municipale, dont les administrés se plaignent régulièrement qu’elle prétende n’avoir pas suffisamment d’effectifs pour agir sur les automobiles stationnées en infraction, sur les nuisances de bruits nocturnes, sur les bagarres, est miraculeusement intervenue en urgence sur dénonciation anonyme ( !) pour surprendre un fonctionnaire supposé distribuer des tracts politiques sur le marché.
Nous attendons le procès-verbal officiel de la séance, pour vous donner davantage de précisions.
Bien entendu, ce manquement au devoir de réserve ne saurait aucunement s’appliquer à nos collègues qui collent les affiches électorales pour les candidats de la majorité municipale.
Des propos que Monsieur le Député-Maire lui-même a confiés au Parisien (le 7 février), on apprend qu’il est légitime qu’un fonctionnaire, non seulement ait des convictions politiques, mais également puisse les exprimer (à propos de Monsieur le Directeur Général des Services choisi comme mandataire financier de la liste menée par le Député-Maire).
On n’aura jamais fini de citer Coluche et ses « citoyens plus égaux que d’autres »…
Mais, parfois la justice correspond non seulement au droit, mais également à la justice…
A J'SUIS MALL VRAIMENT MAL...
ET BRAVO A LA CGT CA C'EST DE LA COM
